Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 17:44

P1060299 La MBO Alpha 30 est une magnifique machine, datant de 1975.

Son afficheur est fait de chiffres rouges. Les segments ne sont pas ici de simples "barres" LED, mais des micro-segments (des points?). Huit grands chiffres pour la mantisse, et 2 petits pour l'exposant de 10.

Le calcul s'effectue par ailleurs en interne sur 10 positions, ce qui est un plus pour une bonne précision.

La machine est rapide, comme en témoigne le résultat de la factorielle de 69 obtenu en 1 petite seconde.

On peut d'ailleurs pousser plus loin puisque la MBO est capable "d'exploser" sa capacité de <1E100, et de donner la factorielle de 99 (sous réserve de placer mentalement le chiffre "1" devant l'exposant, celui-ci ne pouvant être affiché sur plus de 2 positions).

La prise en main de cette calculatrice est excellente. Les dimensions et poids sont parfaits. Le clavier, du type à déclic, s'il ne procure pas le meilleur toucher du monde, reste néanmoins précis, sûr, et sans rebonds.

L'alimentation s'obtient par 3 piles AA. Comme les LED sont dévoreuses de kilowatts, un dispositif de veille éteint l'affichage au bout de quelques secondes d'inactivité, et ne laisse qu'un petit segment de veille à droite.

A noter un témoin spécifique, une barre oblique près du MOINS, qui indique qu'on travaille en radians  et non plus en degrés. La mode angulaire se commute à l'aide de la touche D/R, ce qui est déjà en 1975  un élément de modernité, quand on considère que nombre de modèles n'abandonneront leur commutateur manuel qu'à l'aube des années 80. En revanche pas de calculs en mode GRADES  ici.

En résumé, il se dégage de cette jolie machine de 1975, une indéniable ambiance de qualité : fonctionnement intact en 2012, afficheur haut de gamme, excellent clavier, minuscule interrupteur au basculement très doux, bonne rapidité, bonne précision, ligne étudiée et agréable ... cette MBO devait de toute évidence être commercialisée à un prix élevé.

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Par D - Publié dans : Machines antiques
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 16:50

P1060266La SANTRON 625 est  une paisible calculatrice scientifique de base, sous un aspect plutôt colossal.

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Car son épaisseur de 43 mm n'est guère dépassée que par des machines, non plus de poche mais de bureau. Côté hauteur et surtout largeur, on est là encore dans le "brutal" ...

Heureusement le poids est de plume en comparaison : 250 g avec ses 3 piles AA.

Tout ça pour faire quoi ? les fonctions de base, la trigonométrie, logarithmes et réciproques et c'est à peu près tout ...

L'afficheur est un "fluo vert" de 8 chiffres, qui deviennent 5+2 en notation scientifique.

Petit question : les chiffres verts sont ils verts ? ou bien bleus ? il semble que nous autres humains ne soyions pas physiologiquement égaux en terme de perception de ce type de couleurs, car beaucoup de personnes décrivent des chiffres bleus quand s'autres les voient franchement verts (c'est mon cas)  ...

Côté précision, la 625 calcule avec 8 chiffres internes, et les résultats sont donc logiquement moyennement précis (avec un test Forensic  qu'il vaut mieux passer sous silence, par respect pour ce vénérable ancêtre qui doit dater de 1976, à un an près) ...

Point intéressant, sa capacité maximale de <1E100 peut être dépassée, avec apparition dans ce cas du témoin d'erreur de dépassement, en plus des chiffres de résultat, et de l'exposant auquel il convient de rajouter 100 (2 chiffres d'exposant affichés seulement).

Par ailleurs, sous un habillage différent, la SANTRON 625 pourrait bien être un clone de la PRIVILEG 585 D-E-NC, tant les fonctionnalités, caractéristiques et comportement sont semblables en tous points.

Ci-dessous nous voyons côte-à-côte les deux soeurs 624 et 625. La 624, de dimensions identiques offre davantage de fonctions, ainsi qu'un affichage plus généreux.

La 625, noire et donc difficile à bien photographier, est malgré ses dimensions ostentatoires (ou grâce), une machine de toute beauté, ce que la photo ne montre pas assez, c'est dommage. 

 

 

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Par D - Publié dans : Machines antiques
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 13:33

P1060223La petite TOSHIBA SLC-8280 est un témoin de son temps : les années 78/80, où l'on passait des calculatrices épaisses et gourmandes en énergie, aux extra-plates à la consommation quasi nulle.

Peu s'en souviennent mais TOSHIBA fut très présent dans le monde du calcul tout au long des 70e. Ses productions couvraient tant le secteur de la machine de poche que celle de bureau.

La SLC-8280 est une calculatrice très classique. Elle date de 1980 au plus tard. C'est une scientifique de base, sans la moindre fonction superflue, et munie de son gros interrupteur-commutateur de mode angulaire.

Cette petite merveille fonctionne très bien mais est victime comme maintes extra-plates  de son époque d'une conception d'enfouissement des piles vraiment discutable. Ainsi, si on retourne ce modèle, on voit les 2 vis faciles à ôter. Mais le capot arrière reste bien en place, la machine ne daigne pas s'ouvrir. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé si j'en juge par les nombreuses marques latérales qui témoignent des tentatives obstinées d'accéder au logement des 2 piles bouton LR44, condamné par des clips en plastique bien dissimulés. 

Pourquoi une telle conception ? Le grand Toshiba était-il partisan des modèles jetables ? Si les pratiques d'obsolescence programmée semblent courantes aujourdhui, cela reste tout-de-même peu probable pour des produits aussi anciens. Je penche plutôt pour un optimisme insouciant dû à la très faible consommation d'énergie de cette toute nouvelle technologie des cristaux liquides (mention LIQUID CRYSTAL fièrement gravée en façade !). Les vieilles calculatrices à chiffres rouges vidaient leur pile en 3 heures, les suivantes à chiffres verts tenaient 1 mois. Et désormais, avec les high tech LCD, on annonçait des milliers d'heures d'utilisation ... qu'on pouvait confondre avec l'éternité.

Qui est optimiste finalement ? est-ce le concepteur qui confond durée de vie du modèle et durée de ses piles, ou bien moi, qui espère toujours voir fonctionner des objets d'un âge pourtant révolu depuis tellement longtemps ...

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Par D - Publié dans : Cour des miracles
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 09:15

P2Une calculatrice typique de la période féconde 1976-1977.

P1060207

PROTRONIC était alors une des très nombreuses marques de calculatrices.

Il pouvait arriver que plusieurs marques se partagent des produits identiques.

Comme l'Agilis 525 par exemple, qu'on retrouve ici sous sous le label Protronic, habillée de noir.

Ce sont exactement les mêmes machines. Plus précisément, il s'agit là de ma toute première calculatrice, achetée quand j'étais adolescent.

Le manuel la classait parmi les calculatrices semi-scientifiques  en raison du nombre de fonctions plutôt élevé par rapport à une calculette de base.

On trouve en effet PI, l'Inverse, le Carré, l'échange des registres X et Y, et le commutateur de décimales.

Et ce n'est pas tout. Cette PROTRONIC possède la caractéristique unique que j'avais découverte voilà bien longtemps : il est possible d'obtenir deux fonctions cachées au moyen d'une manipulation non conventionnelle des touches.

Il est nécessaire pour cela de frapper de façon absolument simultanée les touches 8 et 2, ce qui provoquera l'échange des registres Mémoire  et Affichage (touche appelée parfois MEX ou X-M sur d'autres modèles).

De même; la frappe simultanée de 6 et 0  équivaut à la touche de changement de signe +/- absente sur ce modèle.

Je me souviens avoir tenté à l'époque d'autres associations, sans résultat. Les fonctions cachées appelées de cette façon me semblent être une caractéristique pour le moins unique.

Le mystère suivant : le numéro 535, rappelé au dos du modèle. Quoiqu'identique techniquement, mon Agilis de 1977 n'avait pas de numéro, c'était une AGILIS "tout court". Par contre un gars de ma classe possédait bien une AGILIS 535 (n° visible en façade à la suite du logo Agilis). Et elle était sensiblement différente. Avec une touche de changement de signe, deux touches d'effacement ...

Et ici le fameux numéro 535 ... Le mystère est entier ...

Je dois mentionner une autre différence avec l'Agilis qu'on retrouve dans cet autre article, elle même reconstituée sur la base d'une précédente PROTRONIC 535. Elle concerne l'afficheur. Ici les digits à 7 segments ont un dessin très classique et usuel. L'afficheur de l'autre machine est visiblement différent (la forme du 3  par exemple).

Nous vivons dans une époque décidément bien plus sage et calme que celle où les marques et les modèles étaient innombrables, jamais identiques, renouvelés de façon éxubérante mois après mois ...

 

 

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Par D - Publié dans : Machines antiques
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 22:56

P1060185La SHARP EL-550 est une machine rare. Son concept l'est aussi. Les calculatrices de poche scientifiques munies d'une imprimante intégrée se comptent sur les doigts des deux mains : Outre la SHARP EL-550, on trouve les Canon FP-10, FP-11, Panasonic JE611, HP-19C, TI-45...

Les sites spécialisés datent unanimement la 550 de l'année 1982 (août pour être précis). Cette très jolie machine pleine de fraîcheur fête donc ses 30 ans cette année !

J'apprécie tout particulièrement son afficheur, original, qu'elle partage dans l'esprit, car tout de même un peu différent, avec la SHARP EL-5806.

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Par D - Publié dans : Age d'or du calcul
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 23:52

L'OLYMPIA CD 603 n'est pas une machine de poche. Sa taille, son poids, son alimentation par secteur sont bien les caractéristiques d'une calculatrice de bureau.

Sa taille est toutefois réduite, et la disposition des touches rappelle la machine de poche. Son allure générale évoque par ailleurs certaines productions soviétiques.

Cette Olympia, en provenance de l'Est, possède de nombreuses fonctions scientifiques, fait rare pour une "desktop". Trouvera-t-on d'autres curiosités en grattant un peu ?

Et d'abord quel est son âge ? Difficile question. Une séance de recherche sur le web positionne le curseur sur la période 1975-1976. Personnellement j'ai du mal à y voir une machine aussi ancienne. La CD 603 est en effet débarrassée de certains archaïsmes typiques des vieilles machines. Sa précision est notamment bonne, une élévation à la puissance masque bien tout calcul intermédiaire, le chiffre 4 possède la graphie à 4 segments moderne ...

C'esr vrai, elle est dotée d'un afficheur classique à chiffre verts, mais ce fut très longtemps le cas pour les machines de bureau.

En revanche sa mémoire unique n'a pas de témoin d'occupation et aucun chiffre de garde ne vient compléter les 10 chiffres d'affichage.

Finalement l'Olympia CD 603 se montre très moderne dans son comportement. Sa manipulation révèle une particularité : l'élévation à la puissance d'une valeur négative n'est pas gérée. Rien de très étrange. Cependant, l'alerte d'erreur survient au moment de l'appui final sur la touche EGAL, et non sur la touche Puissance, comme il est de coutume.

Voilà pour les examens approfondis ... L'Olympia CD 603 est une très belle et agréble machine. Son maniement est le plus naturel qui soit, la seule surprise pouvant venir du clavier, avec des touches à la course longue et spongieuse.

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Par D - Publié dans : Machines antiques
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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 21:48

SHARP 545H

La SHARP El-545H est typique de la production SHARP  des années 80.

Si on en juge par le récent afficheur 10DIGIT99, la complétude des fonctions disponibles (dont bases numériques, nombres complexes, résolution de systèmes de 3 équations), on peut dater cette machine de la seconde moitié des 80e (1986 ?).

Bien que de dimensions semblables à la SHARP EL-546 ci dessous, son épaisseur est d'une finesse incroyable. Et ce, en raison de l'absence de piles, l'énergie provenant de sa cellule solaire.

Dans un article sur la SHARP EL-510, machine solaire également (photo ci-dessous), j'avais regretté l'absence de pile de secours, l'immense panneau ayant peine à tirer suffisamment d'énergie de la lumière du jour pour lui permettre un fonctionnement en toute sécurité.

Mais la EL-510  est de 5 ans l'aînée de la  545H. Entretemps les cellules solaires ont visiblement fait des progrès et la EL-545H  fonctionne désormais en toute autonomie, quelles que soient les variations d'éclairage. Quand la nuit tombe, l'afficheur s'estompe mais une simple lampe d'appoint lui redonne vie. Et les données sont toujours en mémoire ...

La SHARP EL-545H  est une surdouée du calcul. Il est difficile de trouver une fonction qui manquerait à l'appel. Et pourtant sa soeur EL-546  (ci dessous) fait encore mieux puisqu'elle intègre une bibliothèque de 20 constantes. D'ailleurs, avec sa pile de secours, je pense que la EL-546  fut la plus puissante et la toute dernière des Elsimate  alu des 80e.

La EL-545H  n'est pas loin derrière. C'est une des plus jolies Elsimate  qui fût, légère, fine, et dotée d'une technologie solaire qui lui permet de toujours briller aujourdhui.

 

Ci-dessous la EL-546, solaire, avec pile de secours, et classique bouton OFF.  

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Ci-dessous la "primitive" EL-510 et son énorme panneau solaire.  

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Par D - Publié dans : Age d'or du calcul
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 16:44

Une des innombrables petites CANON de la décennie 80. Celle-ci daterait du tout début (pas de mémoire permanente, interrupteur mécanique) et représente une simplissime et très mignonne petite scientifique.

ici rien de superflu : les tables trigonométriques et logarithmiques, les puissances, PI et c'est à peu près tout ...

L'affichage est un 8 chiffres, devenant 5 + 2 en mode scientifique.

Le design est très réussi. La qualité de fabrication est très bonne. La petite CANON F-43 est une calculatrice vraiment agréable à utiliser, à garder toujours près de soi.

 

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Par D - Publié dans : Age d'or du calcul
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 16:23

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Sympathique et mignonne petite calculatrice du début des années 80 (décembre 1982).

La SHARP EL-510 fonctionne à l'énergie solaire. On s'en serait douté vu la taille énorme du panneau.

En ces temps reculés, la technologie solaire était moins performante qu'aujourdhui : grandes dimensions du panneau, pour une efficacité très moyenne.

Ce qui est dommage sur ces machines, c'est le choix du "tout solaire", qui fait l'impasse sur une énergie d'appoint sous forme d'une pile bouton de secours. La SHARP EL-546 par exemple, plus tardive il est vrai illustre parfaitement la pertinence de l'alimentation solaire : la pile de secours n'a jamais été changée, et la EL-546 fonctionne sous un faible éclairage, sans jamais perdre ses données.

Ce qui n'est pas le cas ici, l'afficheur ne daignant pas ouvrir l'oeil sans un plein jour radieux, ou du moins une lampe bien à proximité. Et si ce n'est plus le cas, adieu le calcul en cours ...

Cette SHARP EL-510 me rappelle, dans son design et sa technologie une machine russe dont j'avais parlé ici. Ci-dessous, on peut voir les deux "cousines". Aucune filiation ne semble cependant relier l'ELEKTRONIKA et la SHARP, qui sont très différentes.P1060042

Par D - Publié dans : Age d'or du calcul
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 14:19

P1060016

Voici un joyau du tout début des années 70 (1973 pour être précis).

Un design exceptionnel (qu'on peut ne pas aimer) qui nous replace dans une ambiance art contemporain ou Musée de Beaubourg, une ergonomie "appuyée" avec la place du pouce qui se replie entre clavier et écran pour une prise en main solide ...

La courroie à son tour trahit un archaïsme amusant : l'objet calculatrice de poche  est encore un concept tout récent. La dragonne est alors le symbole ostentatoire de l'ultra-portabilité ... pourtant toute relative si on compare les dimensions et poids bien respectables de cet objet (4 piles AA notamment) avec les calculettes d'aujourdhui.

Ultime caractéristique qui nous plonge dans la genèse du phénomène calculatrice, le chiffre 4 est affiché avec un 8e segment minuscule, qui le prolonge sur la droite.

Ceci appelle une réflexion (toute personnelle) : Lorsqu'on écrit de façon manuscrite les dix chiffres 1234567890, on constate qu'ils sont constitués de courbes et barres droites et obliques. Les dispositifs d'impression ont toujours restitué fidèlement ces formes. Idem pour les premiers afficheurs des machines de table (Nixie Tube) ou le "Itron" fluorescent tubes verts de la SHARP EL-8.

Quand on est passé à l'affichage 7 segments si naturel pour nos yeux d'aujourdhui, il est probable que les yeux de 1972 ont éprouvé des difficultés à bien interpréter des chiffres aussi stylisés et carrés. Dans cet exercice, il est possible que le chiffre 4 se soit montré le plus difficile à réduire sous une forme géométrique simple. Ainsi il est fréquent de rencontrer, sur les modèles très anciens, un segment supplémentaire venant au secours du 4 afin de le rendre plus réaliste. Puis l'oeil s'est habitué aux chiffres carrés, et du coup le 8e segment s'est vite révélé superflu. Plus jamais par la suite on n'a vu de 4 "croisé", alors que les futurs LCD auraient pourtant facilement permis cet ajout.

La 885U est par ailleurs une calculette fort simple. Quelles sont ses particularités ? La mémoire, d'un fonctionnement qui peut paraître étrange. On l'active par appui sur M. Une diode s'allume alors, qui signifie que tout appui sur la touche EGAL cumulera désormais le résultat en mémoire. Concrètement, pour mémoriser une valeur, il faut d'abord activer la mémoire par appui de M, y placer la valeur ensuite par une opération arithmétique s'achevant par EGAL, et désactiver la mémoire par appui sur M qui éteindra la LED ... Pittoresque.

Autre réjouissante bizarrerie, un dépassement de capacité affiche la valeur, assortie d'autant d'apostrophes (segment VFD supplémentaire entre chaque digit) que de décalages à opérer pour compenser les 8 chiffres de capacité. La capacité maximum de la PANASONIC 885 est donc virtuellement de <1E16 ...

Enfin, tout comme sa grande soeur, la PANASONIC JE-611P, les appuis de touches ne sont accompagnés d'aucune réaction de l'affichage, hormis le résultat final. Même découplage entre clavier et afficheur ...

Machine à forte signification historique, la PANASONIC 885 est incontestablement un témoin de son époque.

 

 

Par D - Publié dans : Machines antiques
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 22:22

P1060023

Dans un article précédent, j'avais déjà parlé de la JE-611.

J'avais eu la chance d'acquérir un exemplaire de cette rare et magnifique calculatrice, équipée d'un module d'impression intégré, concept rare. Mais elle ne fonctionnait pas. La description s'était donc arrêtée à son aspect, témoignant d'une grande qualité de fabrication et de conception, évoquant aussi (à tort ?) l'univers SHARP.

Mais voilà la suite de l'exploration, avec une nouvelle 611, fraîchement arrivée de l'autre côté de l'Atlantique.

La nouvelle 611 fonctionne. Bien que scientifiques, les fonctions semblent classiques à quelques exceptions près. Une 611 en état de marche pourrait-elle me surprendre ? Ne serait-elle pas finalement semblable à tant d'autres ?

Eh bien non, définitivement la Panasonic JE-611P est une machine tout-à-fait exceptionnelle. On le sent déjà au toucher. Les touches sont affleurantes (voir photo plus bas). Elles n'offrent quasiment pas de sensation au toucher : légères, sensibles, sans le moindre clic. Par ailleurs, fait rare, l'appui n'a pas d'effet immédiat sur l'afficheur. Je m'explique : habituellement, lorsqu'on tape par exemple M+ ou bien +, c'est-à-dire une fonction n'ayant pas vocation à renvoyer immédiatement une nouvelle valeur, l'affichage réagit néanmoins, il "scintille", "tressaute" à mesure qu'on actionne les touches. Pas ici où l'afficheur semble atteint d'autisme. Il est coupé du clavier et se borne à afficher le résultat final. C'est un détail mais cependant original.

Mais le plus étonnant est que le clavier possède une mémoire de frappe, un "buffer". Concrètement, on frappe une suite d'ordres, et la machine (plutôt lente par ailleurs) exécute l'un après l'autre chaque ordre.

L'examen des légendes de touches montre une mystérieuse fonction : HIS.G. qui imprime des représentations graphiques d'histogrammes, fonctionnalité puissante et étonnante.

La PANASONIC JE611P est une machine vraiment intéressante. Son aspect pourrait évoquer l'univers SHARP à première vue. Mais à y regarder de près, cette machine n'est l'émanation d'aucune autre, elle est unique. Cela se vérifie aussi dans les tests de calculs. La valeur retournée au test Forensic, (9,000042381), ne semble pas se retrouver sur d'autres machines.

Reste l'énigme de la période de production. Le tracé d'histogramme nous ramène aux premières machines graphiques (CASIO FX-7000G - 1986).

Les indices de datation sont bien minces. Le N° de série visible au dos pourrait nous en dire plus mais je ne sais malheurement pas le décoder ...

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Par D - Publié dans : Époque moderne
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 20:32

CASIO est un constructeur qui ne s'en est jamais tenu à une formule. Il a toujours aimé se renouveler, explorer des pistes, comme le premier écran 4 couleurs, l'écran graphique, récemment l'écran couleur rétro-éclairé à haute définition (PRIZM).

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Témoin de ce tempérament pionnier, la CASIO FX-135, machine pourvue d'un afficheur électro-luminescent (ELD).

L'afficheur de la FX-135 semble se situer à mi-chemin entre les segments lumineux du VFD (les fameux chiffres verts des calculatrices des années 70), et les classiques cristaux liquides (LCD) avec leurs les segments finement dessinés et la profusion des indicateurs.

En consultant les sites spécialisés*, on apprend que l'intérêt du ELD réside dans la robustesse (chocs, vibrations, températures, humidité) ainsi que dans la rapidité des temps de réponse. On pourrait ajouter la visibilité sous une faible lumière, aucune calculatrice LCD n'ayant jamais eu, au contraire des montres LCD digitales, de dispositif l'éclairage ponctuel.

La FX-135 semble la seule CASIO pourvue de cet affichage. Et peut-être même la seule calculatrice de ce type jamais produite.

Il est difficile de dater le modèle, vraisemblablement produit au tout début des années 1990, peut-être encore avant les premières graphiques, soit 1985.

Le ELD du modèle photographié ci-contre fonctionne toujours, mais les chiffres sont d'une grande pâleur, donc difficiles à discerner par grand jour.

Par ailleurs, l'afficheur semble attaqué sur le pourtour par un mal qui rappelle "l'huile noire".

La FX-135 hormis son afficheur est une CASIO très conventionnelle sur le plan des fonctions et du design. Elle fonctionne à l'aide de 2 simples piles AA. Le profil de la machine est cependant inhabituel, sans doute pour loger en interne l'afficheur spécifique.

Cette belle machine, qui tente de corriger les défauts des classiques cristaux liquides, en définitive peu gênants à l'échelle d'une calculatrice, est une simple piste, une tentative d'innovation technologique qui n'a pas été retenue par la suite, le LCD se révélant la meilleure solution du moment. Mais CASIO nous surprendra peut-être encore.

 

  * Pour aller plus loin : Le Vintage Calculators Web Museum

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Par D - Publié dans : Époque moderne
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 22:00

J'ai découvert la marque SOLVEIG tout récemment. Il semble que l'offre de SOLVEIG se situe dans les calculettes basiques et les machines de bureau, comme celle ci-dessous.

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  Je trouve le design de cette machine magnifique ... L'afficheur est genereux et splendide lui aussiP1050920P1050921

Par D - Publié dans : Aujourd'hui
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 21:52

Lors d'un récent déplacement, j'ai fait l'acquisition de cette petite calculette toute moderne.

Elle n'offre que les fonctions de base, mais possède un charme certain.

A la fois moderne (enfin débarrassée des conversions Euro/Franc) et retro (témoin MINUS  en lieu et place d'un signe MOINS).

 

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Par D - Publié dans : Aujourd'hui
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 21:11

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La HP 33S est la petite soeur peu connue et plutôt mal aimée de la moderne HP-35S.

On lui reproche souvent son esthétique futuriste dérangeante.

A son lancement, en 2004, je me souviens avoir été assez choqué par cette ligne compliquée aux arêtes fuyantes, aux touches inclinées.

Puis j'ai eu l'occasion d'en tenir une en mains. Et j'ai été agréablement surpris.

La 33S est bien une HP. on y retrouve très vite ses repères : les touches XEQ, R/S, PRGM, les SHIFT  de couleur.

La 33S est agréable et efficace. Sous l'aspect fouillis des touches aux mnémoniques innombrables se cache un clavier bien pensé, avec les touches principales bien placées. Le toucher est par ailleurs sans reproches.

On a le choix entre le mode RPN  ou ALGébrique. Et il ne faut pas hésiter : RPN ! L'afficheur à deux lignes est le meilleur argument pour se lancer dans ce mode. Rappelons qu'en RPN, les 4 touches arithmétiques agissent comme la touche de Racine carrée d'une calculette toute bête : on entre le couple de nombres, séparés par ENTER, et on tape la touche de fonction arithmétique.

Les deux lignes qui visualisent le couple de nombres rendent la HP 33S hyper sûre dans ce mode. Seul bémol la touche ENTER est située en bas à droite, quand les puristes la réclament au milieu du clavier. Cette disposition a cependant son avantage : elle permet d'utiliser plus facilement la machine de la seule main droite si besoin ...

La position du ENTER au sein du pavé numérique appelle une autre remarque. D'une façon générale, quand on évoque le RPN, on assimile, parfois inconsciemment, deux notions pourtant distinctes et indépendantes :

(1) Le protocole d'entrée des données précédant la touche d'opérateur (notion de notation inversée)

ET

(2) La notion de Pile, avec ses niveaux (4 dans la plupart des modèles HP), et les lois associées aux niveaux.

Quand on est familiarisé avec la gymnastique des niveaux de Pile, qui se pilotent du bout des doigts avec ENTER, R-flèche bas, LastX, X<>Y, et autorisent toutes les astuces possibles en donnant souplesse, économie d'appuis de touches, performance, on tire alors pleinement parti du RPN.

Le fait qu'on trouve le ENTER  tantôt au milieu du clavier (cas de la HP 35S) tantôt au sein du pavé numérique (33S) me semble refléter les deux aspects de la philosophie RPN. Dans le premier cas, on s'adresse au public connaisseur, les "sorciers" de la Pile, dans le second cas on préfère voir avant tout un mode à la fois simple et sûr d'entrée des données, ENTER  se bornant ici à séparer les 2 valeurs entrées, et ce quand bien même les outils de gestion de pile sont bien présents. L'analyse de la position de la touche ENTER à laquelle je me livre ici est cependant toute personnelle.

La HP 33S est affublée d'un énorme défaut, impardonnable pour une calculatrice. Le point décimal porte trop bien son nom. Ce n'est qu'un point, minuscule et souvent à la limite de la perception visuelle. De surcroît, le symbole de séparateur de milliers, censé figurer une virgule est si petit lui aussi qu'on peut le confondre avec le point décimal. De là à conclure qu'on ne peut pas avoir confiance dans les résultats affichés, il n'y a qu'un pas ... Il est clair que la lisibilité des nombres est pénalisée. Donc méfiance pour les utilisateurs non pourvus d'une vision de lynx, ou en cas de faible éclairage. La grande soeur HP 35S possède un afficheur similaire, plus lisible cependant (voir plus bas).

La 33S est programmable (32 Ko). Son protocole de programmation, le même que celui de la 35S, est simple, clair, efficace. L'adressage indirect est géré. Mais pas le traitement des chaînes alphanumériques.

Et puisqu'on compare la 33S à la 35S, signalons une rapidité presque 2 fois plus élevée pour la petite soeur 33S : le test du cumul des 360 sinus est exécuté en 37 secondes pour la 33S, 54 secondes pour la 35S. La précision de calcul est identique.

Et une particularité, commune aux deux machines, concernant le calcul de la factorielle. Petit rappel : Calculer la factorielle d'un nombre entier revient à le multiplier par l'entier qui lui est immédiatement inférieur, puis par l'entier encore en dessous, et ainsi de suite jusqu'à 1 (Par ex. la factorielle de 7 est égale à 7x6x5x4x3x2x1, donc 5040). Plus le nombre de départ est élevé, plus le nombre de multiplications sera grand, et donc plus le temps à obtenir le résultat sera long. La plus grande factorielle que la 33S puisse calculer est celle de 253. Et chose curieuse, alors que le temps de calcul constaté est bien graduel jusqu'à la factorielle de 158 (presque 3 secondes pour 158), toutes celles de 159 à 253 se calculent à grande vitesse. Il semble que, pour limiter le temps de calcul, HP ait implémenté un second algorithme de calcul pour les grandes factorielles, peut-être sur la base de la fameuse formule de Stirling ...

La HP-33S fait partie des machines que j'ai possédées un jour, puis ai cédées pour une raison quelconque (ici le point décimal source d'erreur), puis rachetées par la suite. J'ai une vraie tendresse pour cette drôle de machine, peut-être parce qu'elle n'est pas ce qu'elle paraît : une excellente et authentique Hewlett-Packard sous des faux airs de gadget futuriste tape-à-l'oeil. Sans cette faute de conception que constitue le micro point décimal, elle aurait été quasi parfaite.

Ci-dessous, les afficheurs des HP-33S et HP-35S. On voit que le point décimal de la 33 (en haut) est minuscule (moins de la moitié de la hauteur d'un pixel) et très proche du pixel voisin. La virgule qui sépare les milliers est à son tour à peine visible. On retrouve le même principe sur la 35S (en dessous), avec une virgule néanmoins plus épaisse, et un point décimal qui dépasse cette fois une moitié de pixel. Cela reste très petit mais ce qui ne pose pas problème sur la 35S est simplement rédhibitoire sur la 33S.

 

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Par D - Publié dans : L'an 2000
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